Harold Finch : On vous surveille. Le gouvernement a un dispositif secret, une Machine, qui vous espionne jour et nuit, sans relâche. Je l'avais conçue pour prévenir des actes de terrorisme mais la Machine voit tout, tous les crimes impliquant des citoyens ordinaires. Des citoyens que le gouvernement considère sans importance, pas nous. Traqués par les autorités, nous travaillons dans l'ombre, jamais vous ne nous trouverez. Mais victime ou criminel, si votre numéro apparaît, nous, nous vous trouverons.
SÉQUENCES – Entrée – Caméra 2 – 15 heures 47 minutes 25 secondes ; Salle d'examen – Caméra A – 15 heures 47 minutes 27 secondes
INTÉRIEUR – Dans une salle d'examen – Chez le vétérinaire – Journée
Harold et John sont chez le vétérinaire pour Baloo qui ne semble pas au meilleur de sa forme, allongé sur une table, il pousse des râles.
Harold Finch : Il n'avale rien, il ne fait que dormir.
John Reese : Quand il n'est pas en train de vomir.
Rachel Jensen : Vous avez changé son alimentation ?
John Reese : Non, toujours les mêmes croquettes, super protéinées. Plus quelques restes de repas de temps en temps. (Harold regarde vers John.)
Harold Finch : Je ne lui donne jamais les restes des repas. (La vétérinaire regarde vers John qui sourit.)
Rachel Jensen : Léthargie, manque d'appétit, vomissements, ça peut être symptomatique d'un problème plus grave. J'aimerai lui faire passer des examens.
John Reese : Faites ce qui est nécessaire.
Rachel Jensen : En attendant, je vais vous donner des médicaments anti-nauséeux qui vont le soulager. Je reviens tout de suite. (Elle s'en va dans l'arrière boutique.)
SÉQUENCE – Stockage – Caméra C – 18 heures 47 minutes 52 secondes
INTÉRIEUR – Dans l'arrière boutique – Soirée
Jensen va pour prendre des médicaments lorsque John arrive dans l'arrière boutique.
Rachel Jensen : Euh, je regrette, vous n'avez pas le droit d'entrer ici.
John Reese : (Alors que des hommes font irruption.) C'est valable pour eux aussi ?
Homme : (Alors que John allume la lumière.) File-nous la kétamine ou on la bute.
John tire sur l'homme et sur un autre et puis un autre.
SÉQUENCE – Stockage – Caméra C – 18 heures 48 minutes 8 secondes
INTÉRIEUR – Dans l'arrière boutique – Soirée
Une fois neutralisés, John se tourne et veut tirer mais l'homme prend Rachel en otage, pointant l'arme contre elle.
John Reese : Ça c'est une grosse erreur.
Baloo arrive et s'attaque à l'homme, libérant Rachel. John siffle et Baloo s'arrête.
Rachel Jensen : Vous êtes qui ?
Harold Finch : Deux propriétaires de chiens qui se soucient des autres, docteur Jensen. (John attache les mains derrière le dos d'un des hommes.)
Rachel Jensen : Comment est-ce que je pourrais vous remercier ?
Harold Finch : Euh, avec un de ces joujoux à mâcher qui sont en vente à la réception, par exemple. (Rachel va le chercher et Baloo se lèche les babines. John parle à Harold.)
John Reese : Baloo adore sa nouvelle véto.
Harold Finch : Il a son rappel de vaccin dans un mois, ça serai bien de revenir voir le docteur Jensen sans que Baloo ne serve de couverture à l'une de nos opérations. (Il attache la laisse au collier de Baloo.)
SÉQUENCE – Rivière – Caméra – Poste 31 – 6 heures 48 minutes 41 secondes
La Machine a intercepté une communication entre Vanessa Watkins et le numéro d'appel d'urgence, le 911.
Vanessa Watkins : Aidez-moi. J'ai perdu mon mari. Je suis sur notre bateau dans le détroit de Long Island.
Opératrice : Et où est votre mari ?
Vanessa Watkins : Il était là avant que je me suis couchée.
SÉQUENCE – Sud-Est – Caméra 12 – 19 heures 3 minutes
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Soirée
Harold Finch : (Alors qu'il a l'image de Vanessa Watkins entre les mains.) Vanessa Watkins. Ex-procureur pour le district de New-York. (Il colle la photo sur la vitre.) Responsable de l'incarcération de nombreux criminels violents.
EXTÉRIEUR – Dans la rue – Soirée
Harold Finch : (Au téléphone.) Trafiquants de drogue, violeurs.
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Soirée
Harold Finch : (En collant la photo du mari de Vanessa.) Elle est mariée à Jeremy Watkins, avocat de la défense.
John Reese : (Au téléphone.) Un procureur, marié...
EXTÉRIEUR – Dans la rue – Soirée
John Reese : ...à un avocat de la défense.
Harold Finch : (Au téléphone.) Les contraires s'attirent, monsieur Reese. Jeremy Watkins a permis...
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Soirée
Harold Finch : ...à des tas de criminels présumés de s'en sortir sur des vices de forme. Mais là, c'est lui visiblement qui semble aujourd'hui à avoir des ennuis. Il a disparu en mer il y a deux jours. Les garde-côtes sont toujours à sa recherche.
John Reese : (Au téléphone.) Peut-être un client mécontent qui est revenu le tourmenter.
EXTÉRIEUR – Dans la rue – Soirée
Vanessa Watkins sort d'une maison avec une copine.
Nicole : Tu sais quand tu m'appelles quand tu sais. Merci d'être venue.
John Reese : J'ai Vanessa Watkins en visuel, Finch (Il appaire son téléphone.) Elle a une amie avec elle.
Nicole : Tout va s'arranger, tu verras.
Vanessa Watkins : Et qu'est-ce qu'on en sait, Nicole ?
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Soirée
Harold Finch : (À son poste de travail.) Nicole Spencer. Sa meilleure amie depuis la fac.
EXTÉRIEUR – Dans la rue – Soirée
John Reese : Elle tente de la consoler. (Alors qu'un homme sort d'une voiture.) Notre numéro semble n'être qu'au début de ses ennuis. (Des voitures de police arrivent vers les deux femmes tandis que l'homme se trouve derrière elles.)
Gary Cameron : Madame Watkins, police de New York. Je vous arrête pour le meurtre de votre mari, Jeremy Watkins. (Il prend le téléphone de Vanessa.)
John Reese : (Hors cadre.) On dirait que le mari a refait surface.
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Soirée
John Reese : (Au téléphone.) Les flics pensent qu'elle l'a tué.
Harold Finch : Ennuyeux.
EXTÉRIEUR – Dans la rue – Soirée
Policier : (Mettant les menottes à Vanessa.) Mettez les mains dans le dos. (Elle s'exécute.)
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Soirée
John Reese : (Au téléphone.) La Machine a donné son numéro trop tard ?
Harold Finch : (En se levant.) Non, son numéro de sécurité sociale est sorti après la disparition de son mari. Le danger est actuel et imminent.
EXTÉRIEUR – Dans la rue – Soirée
John Reese : Alors, on va devoir suivre de près son interrogatoire.
Gary Cameron : Allez, on y va, rentrez chez vous. (Il s'adresse à Nicole.)
SÉQUENCE – Entrée – Caméra 1 – 20 heures 19 minutes 6 secondes
INTÉRIEUR – Dans l'hôtel de police – Soirée
Gary Cameron : (Dans une salle d'interrogatoire alors que Lionel est en train d'écouter la conversation.) Vanessa Watkins. Si on m'avait dit un jour que vous seriez de ce côté de la table.
INTÉRIEUR – Dans la salle d'interrogatoire – Soirée
Gary Cameron : Vous étiez coriace. Je vous aimais bien. J'avais même du respect pour vous. (Il dépose une mallette sur la table.) Avant que vous n'épousiez cet anguille de beau parleur dans son costard à 5 000 balles. (Il ouvre la mallette.)
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Soirée
Harold Finch : J'aurais cru qu'une juriste chevronnée comme madame Watkins aurait fait valoir son droit à un avocat.
INTÉRIEUR – Dans l'hôtel de police – Soirée
Gary Cameron : Vous voulez rien dire ? Pas de problème...
INTÉRIEUR – Dans la salle d'interrogatoire – Soirée
Gary Cameron : On va laisser votre appel de détresse parler pour vous.
Vanessa Watkins : (Via l'enregistrement.) Je vous en prie aidez-moi. Mon mari s'est noyé, je suis sur notre bateau, dans le détroit de Long Island.
Garde-côte : (Via l'enregistrement.) Où est votre mari ?
Vanessa Watkins : (Via l'enregistrement.) Il était sur le pont quand je me suis endormie mais je... j'ai entendu du bruit. Je suis montée et j'ai vu son corps. Il dérivait. Je vous en supplie, aidez-moi ! (Cameron arrête l'enregistrement.)
Gary Cameron : J'ai failli le gober votre petit numéro de la femme paniquée. Le sang de votre mari. (Il montre une tige avec du sang sur la pointe.) Vous étiez la seule autre personne à bord. Alors, on a analysé la déclaration que vous avez signée chez les garde-côtes, où que vous jurez que votre mari est tombé par-dessus bord. Et qu'est-ce qu'on a trouvé dessus ? Des résidus de poudre. Et oui...
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Soirée
Gary Cameron : (Via un micro.) vous avez oublié de vous laver les mains.
INTÉRIEUR – Dans la salle d'interrogatoire – Soirée
Gary Cameron : (Il se met à côté d'elle.) Le pognon ça rend brouillon. Et avec sa mort, du pognon, vous allez en avoir. Cinq millions d'assurance-vie et la maison de vacances à... où, où c'est déjà ? En Toscane. Hmm. On s'en fout, vu que vous ne la reverrez jamais. Et pourquoi ? (Montrant une arme.) Parce qu'on a trouvé le flingue, celui avec lequel vous avez tué votre mari. Un témoin vous a vu le balancer dans le détroit de Long Island.
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Soirée
Gary Cameron : (Via un micro.) Alors, on a dragué, ça nous a pris du temps mais on l'a repêché.
INTÉRIEUR – Dans la salle d'interrogatoire – Soirée
Gary Cameron : Moi, ce que j'en dis c'est que le monde peut vous être reconnaissant de l'avoir débarrasser de cette pourriture. Racontez-moi ce qui s'est vraiment passé. On négociera un truc.
Vanessa Watkins : C'est ce qui s'appelle une liste accablantes de preuves indirectes. Alors, pourquoi tenez-vous tant à avoir mes aveux, lieutenant Cameron. Vous n'avez pas trouvé de cadavre, je me trompe ? Maintenant, vous pouvez faire entrer mon avocat.
INTÉRIEUR – Dans l'hôtel de police – Soirée
Des policiers discutent dans le poste avec un appel en cours.
Cameron ouvre la porte de la salle d'interrogatoire et fait venir l'avocate de Vanessa.
INTÉRIEUR – Dans la salle d'interrogatoire – Soirée
Vanessa Watkins : Merci d'être venue.
Sarah Ellis : Je m'étonne que vous m'ayez demandée. Vu qu'un jour, vous m'ayez décrite à mon patron comme un mélange exceptionnel de « fainéantise et d'inefficacité ».
Vanessa Watkins : (S'adressant à Gary Cameron.) L'entretien que je m'apprête à avoir avec mon avocat est de nature confidentiel. Je demande à ce qu'on coupe toutes les caméras.
Gary Cameron : (Rangeant les affaires dans la mallette.) Les juges sont déjà chez eux, tranquillement installés un cigare à la main. Autrement dit, vous passerez la nuit au trou. (Il ferme la mallette.)
INTÉRIEUR – Dans une pièce – Soirée
Policier : Pardon lieutenant, il faut sortir. (Lionel, qui est en train d'écouter la conversation, sort de la pièce après avoir arrêter l'écran de télévision. Les femmes s’assoient. Quelqu'un ferme les rideaux.)
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Soirée
John Reese : (En regardant les photos, ainsi qu'Harold.) Il semblerait que l'ex-procureur ait tué son mari.
Harold Finch : C'est à l'accusation de prouver sa culpabilité.
John Reese : Où à son avocate de trouver une faille.
Harold Finch : Madame Watkins a eu l'intelligence de ne demander à l'avoir qu'après avoir su de quels éléments disposait Cameron. Elle sait que sans cadavre, il est obligé de lui soutirer des aveux, sans quoi son dossier ne tiendra pas devant le jury.
John Reese : Cameron va vouloir prolonger la garde-à-vue jusqu'à ce qu'elle cède.
Harold Finch : Pour quelqu'un qui a condamné tant de gens, une nuit en détention pourrait être fatale.
John Reese : Il faut la sortir de là.
INTÉRIEUR – Dans l'hôtel de police – Soirée
Lionel Fusco : (Il se trouve à son bureau et son téléphone se met à sonner.) Ouais.
Harold Finch : (Au téléphone.) Lieutenant. Est-ce que Vanessa Watkins est toujours avec son avocate ? (Lionel voit l'avocate partir.)
Lionel Fusco : L'avocate vient juste de partir.
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Soirée
Harold Finch : Il faudrait que vous sortiez madame Watkins de détention.
INTÉRIEUR – Dans l'hôtel de police – Soirée
Lionel Fusco : OK. (Il se lève, met ses lunettes sur la table et va pour faire sortir Vanessa de la salle d'interrogatoire.)
INTÉRIEUR – Dans la salle d'interrogatoire – Soirée
Lionel arrive dans la pièce mais il est trop tard. Vanessa Watkins est partie en prenant la place de l'avocate qui est allongée au sol. Il écoute son pouls en posant ses doigts sur le cou.
Lionel Fusco : Ben, on arrive un peu tard. Elle a assommé l'avocate, elle lui a pris ses fringues et elle est partie.
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Soirée
Harold Finch : Maintenant, je comprends mieux pourquoi elle a choisi Sarah Ellis. Je suis prêt à payer qu'elles sont d'âge, de taille et de corpulence similaires. Nous avons maintenant une meurtrière présumée en cavale.
John Reese : (En chargeant son arme.) On a peut-être eu son numéro parce qu'elle doit finir le boulot. (Il s'en va, laissant Harold à son poste de travail.)
SÉQUENCE – Vue du ciel – Caméra 22 – 6 heures 39 minutes 21 secondes – 7 heures 15 minutes 53 secondes ; Hall – Sortie sud B – 8 heures 33 minutes 29 secondes
INTÉRIEUR – Dans un hall – Matinée
Gary Cameron : (S'adressant à des policiers en uniforme.) Écoutez-moi bien. La surveillance vidéo de la ville nous a fournis des images de la suspecte Vanessa Watkins. On la voit acheter un billet d'autocar pour Philadelphie. Vous devriez avoir le fichier image dans votre boîte mail. (Lionel regarde sont téléphone.) L'autocar de la fugitive part dans moins d'une heure mais elle ne sera pas dedans car on l'interceptera avant. (Lionel voit le fichier vidéo où Vanessa achète un billet. Il range son téléphone dans sa poche.)
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Matinée
Harold est à son poste de travail et regarde les images.
Harold Finch : Je viens de recevoir l'image. (Vanessa Watkins regarde la caméra de vidéosurveillance.) Merci lieutenant. (On voit Vanessa Watkins partir de sa position.)
INTÉRIEUR – Dans un hall – Matinée
Jocelyn Carter : (Qui est avec Laskey.) Allons-y.
Policier : (Hors cadre.) On commence par les employés du guichet. (Gary se trouve avec les policiers.)
SÉQUENCE – Entrée trottoir – Caméra B – 9 heures 14 minutes 18 secondes
EXTÉRIEUR – Sur le trottoir – Matinée
Jocelyn Carter : (À Laskey.) C'est bon, t'as notre secteur ?
Mike Laskey : Sud-ouest de la gare routière sur un rayon de cinq rues. J'ai repéré les cabines et les distributeurs de billets.
Jocelyn Carter : (Ayant un gobelet dans la main.) Bravo, bien vu
Policier : Juste un mot en passant.
Policier 2 : Je te dis que je n'irai pas. La situation est de ce qui a de plus clair. Votre boss, c'est moi. (Turney et un policier discutent mais on ne sait pas ce qu'ils se disent.)
Policier : Je suis bien d'accord, lieutenant...
Mike Laskey : Le lieutenant Turney, ça a l'air d'être euh genre raid, hein. Tu aurai un conseil sur comment le prendre ?
Joss Carter : T'apprendra qu'il y a des flics qu'il vaut mieux carrément éviter.
Mike Laskey : Je ne suis pas sûr de comprendre.
Jocelyn Carter : Ça viendra.
Policier : Il n'y a pas que moi, c'est tous les gars.
SÉQUENCES – Place principale – Fenêtre 3 – 7 heures 33 minutes 43 secondes ; Place principale – Côté 2 – 7 heures 35 minutes 19 secondes
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Matinée
Harold fait une pause sur l'image de Vanessa qui regarde la caméra de vidéosurveillance.
John Reese : (Via l'oreillette.) Finch, aucun signe de Vanessa à la gare routière.
Harold Finch : Je sais peut-être pourquoi une ex-procureure a forcément connaissance...
INTÉRIEUR – Dans la gare routière – Matinée
Harold Finch : (Au téléphone.) de l'étendu du réseau de surveillance de la ville.
John Reese : Elle aurait réussi à éviter toutes les caméras.
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Matinée
Harold Finch : Non, c'est tout le contraire. Elle les fixe justement.
INTÉRIEUR – Dans la gare routière – Matinée
John Reese : Alors, elle s'est volontairement laissée filmer. Elle n'a aucune intention de prendre cet autocar. (Il regarde les caméras.)
Harold Finch : (Au téléphone.) Madame Watkins...
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Matinée
Harold Finch : ...s'est déjà montrée experte dans l'art de tromper son monde. Cette femme commence à me faire beaucoup penser à vous, monsieur Reese.
INTÉRIEUR – Dans la gare routière – Matinée
John Reese : Hmm. (Il sourit et continue son chemin.)
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Matinée
SÉQUENCE – Hall – Sortie Sud – 7 heures 41 minutes 6 secondes
Harold Finch : Je vais demander à mademoiselle Shaw de retracer ses déplacements. (Il regarde les images d'une caméra où l'on voit Vanessa Watkins continuer son chemin.)
INTÉRIEUR – Dans la gare routière – Matinée
Sameen parcourt les allées de la gare rouHtière.
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Matinée
SÉQUENCE – Hall – Sortie sud – 7 heures 41 minutes 8 secondes
Harold Finch : J'ai l'impression qu'elle a volé le portefeuille d'un vieux monsieur, habillé d'une veste orange, juste avant de quitter la gare. (Il se lève alors qu'on voit les images de vidéosurveillance où elle vole et elle s'en va.) Avez-vous trouvé un indice qui permette de savoir où elle s'est rendue.
INTÉRIEUR – Dans la gare routière – Matinée
Sameen Shaw : Non, rien. (Une femme parle tandis que l'homme est là, cherchant son portefeuille.) Mais le vieil homme à la veste orange est de retour. Je vais voir ce qui peut m'apprendre. (Elle s'approche de l'homme.) Excusez-moi, vous avez perdu quelque chose, monsieur, un portefeuille peut-être.
Homme : Non, mais je n'arrive pas à remettre la main sur mon téléphone.
Shaw : Donnez-moi le numéro, je connais quelqu'un qui pourra le localiser. (Ils sourient.)
SÉQUENCE – Vue du ciel – Caméra 34 – 18 heures 9 minutes 47 secondes – 19 heures 14 minutes 55 secondes
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Soirée
Harold Finch : (Donnant une gamelle à Balou.) Tiens, régale-toi. (Il se met à manger.)
John Reese : (Au téléphone.) À part de la dope qui passe de mains en mains, on ne...
INTÉRIEUR – Dans la voiture de John – Soirée
John Reese : ...peut pas dire qu'il y ait beaucoup de mouvement.
Un homme discute avec d'autres hommes.
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Soirée
Harold Finch : Je serai vous, je regarderai à nouveau.
Sur l'ordinateur d'Harold, il y a une carte avec la localisation du portable du monsieur. Et justement, Vanessa arrive près des hommes, ce que constate John qui regarde avec ses jumelles. Il clone son téléphone. Les hommes sont ébahis par la présence de cette jeune femme.
EXTÉRIEUR – Dans la rue - Soirée
Homme : C'est bon, tu ne vas pas le charrier, il va faire dans son...
Vanessa Watkins : Je viens voir Reverb.
Homme 2 : Là, Reverb, il est occupé. Alors, je serai vous, je dégagerai.
Vanessa Watkins : (En hurlant.) Reginald, est-ce que tu m'entends ?
Reginald : Il y a personne qui a le droit de m'appeler Reginald. À part ma mère et la justice. (John prend une photo.)
INTÉRIEUR – Dans la voiture de John – Soirée
John Reese : (Au téléphone.) Finch, je vous envoie une photo.
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Soirée
John Reese : (Au téléphone.) Le type se prénomme Reginald.
Harold Finch : (Faisant une recherche sur le web.) Reginald Marshall, surnommé « Reverb », libéré récemment après avoir purger partiellement sa peine de 20 ans pour meurtre et trafic de drogue. C'était elle le procureur.
INTÉRIEUR – Dans la voiture de John – Soirée
John Reese : Alors, pourquoi décide-t-elle d'aller le voir ?
EXTÉRIEUR – Dans la rue – Soirée
Reginald : (Enlaçant Vanessa.) Je vous remercie d'être allé parler de moi au juge, pour qu'il me libère.
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Soirée
Jocelyn Carter : (Au téléphone.) Finch, je voulais vous prévenir. (Ce dernier écoute attentivement.)
EXTÉRIEUR – Dans la rue – Soirée
Jocelyn Carter : On vient d'avoir un tuyau. Vanessa Watkins a été vue dans Washington Heights, au domicile d'un dealer.
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Soirée
Harold Finch : Merci beaucoup pour l'information, lieutenant.
Jocelyn Carter : (Au téléphone.) Les instructions...
EXTÉRIEUR – Dans la rue – Soirée
Jocelyn Carter : ...de Cameron sont de considérer le suspect comme étant armé et dangereux.
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Soirée
Harold Finch : Ce sont des consignes habituelles dans ce genre de cas ?
Carter : (Au téléphone.) Pas vraiment, rien n'indique que le suspect ait effectivement une arme.
EXTÉRIEUR – Dans la rue – Soirée
Jocelyn Carter : Je connais Vanessa Watkins, j'ai bossé sur plusieurs de ses dossiers et c'était une...
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Soirée
Jocelyn Carter : (Au téléphone.) ...dure à cuire. Je ne sais pas pourquoi mais...
EXTÉRIEUR – Dans la rue – Soirée
Jocelyn Carter : ...Cameron est vraiment déterminé à l'avoir. Vivante ou... (Elle coupe la conversation tandis qu'elle rejoint son véhicule où se trouve Laskey à l'intérieur.)
EXTÉRIEUR – Dans la rue – Soirée
Homme : C'est bon. (Reginald donne à Vanessa un paquet de drogue.)
Sameen Shaw : (Hors cadre.) Je rêve ou il est en train de lui filer un pain de coke. (Vanessa le range dans son sac.)
INTÉRIEUR – Dans la voiture de John – Soirée
Sameen Shaw : Je me demande bien ce qu'une ex-procureure peut avoir l'intention de faire d'un kilo de cocaïne.
John Reese : (Regardant la scène avec ses jumelles.) Sûrement rien d'illégal.
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Soirée
Harold Finch : Monsieur Reese, la police ne va pas tarder.
INTÉRIEUR – Dans la voiture de John – Soirée
Harold Finch : (Au téléphone.) Mademoiselle Shaw et vous devez évacuer les lieux au plus vite.
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Soirée
Harold Finch : Je demande au lieutenant Carter de nous faire gagner du temps.
EXTÉRIEUR – Dans la rue – Soirée
Reginald : Si jamais il y a quelqu'un dont il faut s'occuper, vous m’appelez.
Vanessa Watkins : Merci. (Elle s'en va.)
La police arrive. Les hommes et Vanessa se mettent à courir dans les directions opposées. Elle entre dans un immeuble.
SÉQUENCE – Rue 177 – Caméra 211 – 21 heures 25 minutes 57 secondes
EXTÉRIEUR – Dans la rue – Soirée
Gary sort du véhicule de police en prenant son arme.
Gary Cameron : Je veux une fouille de l'immeuble étage par étage. Exécution.
Policier : Reçu.
Les policiers entrent dans l'immeuble et Joss est dans la rue avec eux.
Jocelyn Carter : (Son téléphone se met à sonner.) Oui.
Harold Finch : (Au téléphone.) J'ai hacké...
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Soirée
Harold Finch : ...l'opérateur dont dépend le portable que madame Watkins a emprunté.
EXTÉRIEUR – Dans la rue – Soirée
Jocelyn Carter : Cameron l'a déjà repéré, il fait fouiller l'immeuble.
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Soirée
Harold Finch : Oui. Mais vous, vous n'aurez pas à chercher. J'ai pu activer la mesure de phase de la porteuse. Ce qui permet de déterminer une position à 20 centimètres près. Elle se trouve actuellement sur le toit, angle sud-ouest.
EXTÉRIEUR – Dans la rue – Soirée
Joss lève la tête et regarde le toit. Elle raccroche et s'en va sur le toit.
SÉQUENCE – 2ème étage – Caméra A – 21 heures 27 minutes 38 secondes
INTÉRIEUR – Dans l'immeuble – Soirée
Les policiers montent les étages à la recherche de la fugitive. Ils se mettent devant un appartement.
Gary Cameron : Les autres, sur le toit.
EXTÉRIEUR – Sur le toit – Soirée
Joss est sur le toit alors qu'un bruit d'hélicoptère se fait entendre. Elle s'approche de Vanessa.
Jocelyn Carter : Venez avec moi, je peux vous aider.
Vanessa Watkins : Personne ne peut rien pour moi. Mais il faut me croire, je vous jure que je n'ai pas tué mon mari. (Elle voit un camion en contrebas, le regarde et saute.)
Jocelyn Carter : Arrêtez, non !
SÉQUENCE – Toit – Section 28C – 21 heures 30 minutes 50 secondes ; Toit – Caméra n° 2 – 21 heures 30 minutes 54 secondes
Joss va vers le bord du toit et regarde en contrebas.
EXTÉRIEUR – Sur le toit – Soirée
En regardant vers le bas, elle s'aperçoit que Vanessa a atterri sur des poubelles qui se trouvent derrière une camionnette. Joss soupire.
SÉQUENCE – Rue – Caméra n° 4 – 22 heures 2 minutes 17 secondes ; Angle de la 177ème et Pinehurst – Sud-Ouest – Caméra n° 1 – 22 heures 2 minutes 21 secondes
John se trouve adosser contre un mur et Joss le rejoint.
EXTÉRIEUR – Dans une ruelle – Soirée
Jocelyn Carter : Elle m'a jurée qu'elle n'avait pas tué son mari.
John Reese : Vous pensez qu'elle est innocente ?
Jocelyn Carter: Impossible de savoir, mais au moment où elle me l'a dit, elle m'a semblé sincère.
John Reese : À croire que l'ex femme de loi ne se fit plus aux institutions de ce pays.
Jocelyn Carter : Si on pouvait toujours si fier, je ne serais pas sûrement en uniforme. Cameron nous a dit de considérer la fugitive comme étant armée et dangereuse.
John Reese : Il fait partie de la DRH ?
Jocelyn Carter : Moi aussi, je me le suis demandée. Mais je me suis renseignée. J'ai découvert que Jeremy Watkins avait eu un client accusé de meurtre. À la barre, Watkins a fait passer Cameron pour un menteur et un raciste. Il a obtenu un non-lieu. Et le procureur qui a lâché Cameron en route, c'était qui ?
John Reese : C'était notre fugitive.
Jocelyn Carter : Cameron est pas de la DRH. S'il tient tant à la retrouver c'est pour la faire payer. Vengeance personnelle.
John Reese : Merci.
Ils s'en vont chacun de leur côté et lorsqu'elle se retourne, elle aperçoit son coéquipier Laskey. Elle est surprise.
Mike Laskey : Désolé. La prochaine fois je reste dans la voiture. (Il s'en va tandis qu'elle se retourne et s'en va à son tour.)
SÉQUENCE – Angle sud-ouest de la 177ème et Pinehurst – Caméra n° 1 – 22 heures 3 minutes 22 secondes ; Caméra – Balcon 37 – 6 heures 39 minutes 45 secondes ; 7 heures 37 minutes 37 secondes
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Matinée
Sameen caresse Balou.
Sameen Shaw : Cette fille préfère sauter du toit plutôt que de laisser Cameron l'embarquer. Le coupable prend toujours la fuite.
Harold Finch : (Regardant la vitre où se trouvent les images du couple.) Et l'innocent en fait tout autant. Si le lieutenant qui le poursuive veut la voir mort ou vif. Je commence à me demander si elle ne serait pas la victime.
Balou entend du bruit et c'est John qui arrive.
John Reese : (À Balou.) Af. (Le chien va se coucher.) C'est bien. Selon Carter, elle pourrait être innocente.
Sameen Shaw : Et moi, je mise toujours sur le coupable. (À Harold.) On parie quelques billets ? On dit quoi ? Cents dollars ?
Harold Finch : Nous ne parions jamais sur le fait de savoir si nos numéros sont des victimes ou des meurtriers.
Sameen Shaw : Vous faites ce boulot depuis je ne sais pas combien de temps et vous avez jamais parié une seule fois ?
Harold Finch : Passons sur votre vision douteuse de notre travail. La question n'en reste pas moins entière. Si Vanessa Watkins n'est pour rien dans l'assassinat de son mari, alors qui est-ce qui l'a tué et en quoi est-ce lié au péril que court cette femme ?
John Reese : Je n'en ai aucune idée, mais il faut vite la retrouver.
L'ordinateur d'Harold fait des bips pour signaler que le signal est perdu.
Harold Finch : Elle a dû détruire le portable, il n'y a plus de signal.
John Reese : La police doit avoir gelée ses comptes bancaires. Il va lui falloir de l'argent.
Sameen Shaw : Cents kilos de coke pourrait l'aider.
Harold Finch : Vous croyez qu'elle va s'improviser trafiquant de cocaïne ?
Sameen Shaw : Si c'est le cas, elle aura besoin d'un coup de main.
John Reese : Les gens en cavalent font tous la même erreur. Contacter une de leur relation. Elle n'était pas avec une amie le soir de son arrestation ?
Harold Finch : (Faisant une recherche sur l'ordinateur.) Nicole Spencer. Elle reçoit chez elle aujourd'hui les membres d'un club de lecture, en dépit des tourments de sa meilleure amie.
Sameen Shaw : Est-ce qu'une de ces dames risquent d'être absentes ?
Harold Finch : Une certaine Mindy a répondu peut-être.
Sameen Shaw : Peut-être ça veut dire non. Je dirais que je suis une amie.
Harold Finch : Euh, êtes-vous sûre d'arriver à vous fondre dans ce groupe ?
Sameen Shaw : Bien sûr, je dispose d'une arme secrète.
INTÉRIEUR – Dans l'appartement de Nicole Spencer – Journée
Shaw sonne à la porte tandis que Nicole ouvre la porte.
Sameen Shaw : Bonjour, je viens pour le club de lecture, je suis l'amie de Mindy, Carmen.
Nicole Spencer : Mindy n'est pas des nôtres aujourd'hui, et nous avons une amie qui traverse une rude épreuve en ce moment.
Sameen Shaw : Oh non, ça c'est trop bête, (en prenant deux bouteilles de vin) je me demande bien de ce que je vais pouvoir faire de tout ce Chardonnay. (Elle sourit et Nicole ne sait pas quoi faire.)
Femme 1 : (Se servant d'un verre de vin.) Jeremy était un pitbull en salle d'audience mais il était dingue de Vanessa, elle obtenait tout ce qu'elle voulait. (Sameen suit la conversation.) Qui aurait pu la croire aussi malheureuse ?
Femme 2 : Un homme riche, charismatique et plutôt beau gosse, c'est pas facile à garder rien que pour soi.
Nicole Spencer : Olivia, arrête, ou l'amie de Mindy va croire qu'on ne fait que se raconter des ragots.
Sameen Shaw : (En souriant et en se levant.) Où je peux me remaquiller ?
Nicole Spencer : Oh. (Elle montre une pièce avec le doigt. Sameen va vers la pièce.)
Elle va dans le bureau de Nicole et met une oreillette.
Harold Finch : Oserai-je vous demander si tout se passe bien au club de lecture ?
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Journée
Sameen Shaw : (Au téléphone.) Une bande de potiches qui joue les pseudo-intellectuelles.
INTÉRIEUR – Dans l'appartement de Nicole Spencer – Journée
Sameen Shaw : J'ai réussi à m'éclipser. Je suis logée sur le compte bancaire de Nicole Spencer. Je suis déjà sûre d'une chose : elle ne donne pas d'argent à Vanessa.
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Journée
Harold Finch : Est-ce qu'elles se sont contactées depuis ?
INTÉRIEUR – Dans l'appartement de Nicole Spencer – Journée
Sameen Shaw : (En appairant le téléphone de Nicole.) Vous n'avez qu'à regarder, j'ai forcé son portable.
Harold Finch : (Au téléphone.) Il semblerait que Madame Watkins...
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Journée
Harold Finch : (Alors qu'il regarde la liste des appels.) ...n'est pas tentée de joindre sa meilleure amie. La plupart des SMS reçus proviennent d'un homme. Et ils sont de nature assez explicites.
INTÉRIEUR – Dans l'appartement de Nicole Spencer – Journée
Sameen Shaw : Cette chère Nicole a un mec.
Harold Finch : (Au téléphone.) Oui.
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Journée
Harold Finch : ...qui répond au nom de « Chaud lapin ». (Il fait une recherche.) Oh non.
INTÉRIEUR – Dans l'appartement de Nicole Spencer – Journée
Sameen semble inquiète et on revient dans la pièce avec Nicole et ses amies.
Nicole Spencer : Nabokoff a su relever un incroyable défi en relatant une histoire d'amour interdit.
Sameen Shaw : (Après être revenue du bureau de Nicole.) En parlant d'amour interdit, tu as fait accuser Vanessa du meurtre de Jeremy parce que tu couchais avec lui ? (Elles sont stupéfaites.) Je rectifie : non, pas avec Jeremy mais avec « Chaud lapin ». (Nicole est choquée.)
Nicole Spencer : Là, je ne vois vraiment... Oh ! (Sameen sort son arme et le charge, les filles sont paniquées.)
Sameen Shaw : Si ça ne tenait qu'à moi, je te flinguerai sur place pauvre minable, malheureusement, c'est pas le cas. (En s'asseyant.) Alors je suis obligée de te protéger car il se peut que ta meilleure amie vienne te descendre. (Elle a pris un verre de vin et prend un livre.) Bon, alors, ça parle de quoi ? (Elle boit.)
INTÉRIEUR – Dans le poste de police – Journée
Lionel Fusco : J'ai relu de Vanessa Watkins, je sentais qu'il y avait un truc qui ne collait pas.
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Journée
Harold Finch : C'est-à-dire ?
INTÉRIEUR – Dans le poste de police – Journée
Lionel Fusco : Le résidu de poudre trouvé sur ses mains, la scientifique en a trouvé un paquet sur le pont. Mais vous savez où il y en avait le plus ? Sur ses affaires de maquillage. (On voit la photo avec les affaires de maquillage.)
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Journée
Harold Finch : Autrement dit, soit elle l'a tué et après elle est allée se maquiller.
John Reese : Soit la poudre a été déposée par quelqu'un. Qui est le témoin qui a aidé la police à retrouver le flingue ?
INTÉRIEUR – Dans le poste de police – Journée
Lionel Fusco : (Après avoir regardé le dossier.) Scott Rollins. Il bosse sur le port où les Watkins avaient leur yacht.
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Journée
John Reese : Je vais aller parler à ce monsieur.
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Journée
Lionel Fusco : (Regardant la photo du yacht.) Sacré bateau, même pour des gens qui ont une baraque en Toscane.
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Journée
Harold tape sur son clavier et affiche une photo du couple Watkins.
SÉQUENCE – Vue du ciel – Caméra H – 13 heures 37 minutes 44 secondes ; 13 heures 37 minutes 49 secondes
INTÉRIEUR – Dans la voiture de police de Joss Carter – Journée
Mike Laskey : C'était qui le mec, dans Washington Hides ? Celui en costume ?
Jocelyn Carter : Toi et moi, on est majeurs et vaccinés, j'ai pas à tout savoir de ta vie comme toi, t'as pas à tout savoir de la mienne.
Mike Laskey : Je trouve ça cool que la vie continue pour toi.
Jocelyn Carter : (Buvant son café.) De quoi tu parles ?
Mike Laskey : De Beecher, c'est bien que t'aies rencontré quelqu'un d'autre.
Jocelyn Carter : Ouais, c'est gentil.
Mike Laskey : Ouais, moi aussi, j'ai une fiancée. Elle, elle veut qu'on se marie discrètement alors que moi, je veux faire une fête qui déboîte avec tous mes potes et la famille.
Jocelyn Carter : Dis-moi ta copine, elle vient d'une grande famille ?
Mike Laskey : En fait, elle n'est pas très proche de ses parents.
Jocelyn Carter : C'est probablement pour ça qu'elle ne veut pas une grosse fête.
Mike Laskey : Merci Carter.
Jocelyn Carter : Il n'y a pas de quoi. (Elle finit son café.)
SÉQUENCE – Sud-Est – Caméra n°7 – 14 heures 12 minutes 18 secondes
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Journée
Harold Finch : Vous avez eu votre contact à Interpol ?
INTÉRIEUR – Dans le poste de police – Journée
Lionel Fusco : Vous savez combien vaut le yacht des Watkins ? Cinq millions, mais il y a mieux. Il est hypothéqué à mort et sur le point d'être saisi par le prêteur.
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Journée
Lionel Fusco : (Au téléphone.) Une société écran appartenant à un mafieux.
Harold Finch : Donc, Jeremy Watkins devait cinq millions de dollars à la mafia.
Lionel Fusco : Si c'est pas plus.
INTÉRIEUR – Dans le poste de police – Journée
Lionel Fusco : Tous ses comptes étaient dans le rouge, tous mis à part une œuvre caritative qui s'appelle « Droit à l'innocence ».
Harold Finch : (Au téléphone.) Et où se trouve ce compte, lieutenant ?
Lionel Fusco : À Greewich dans le Connecticut. J'imagine que je vais à Greenwich ?
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Journée
Harold Finch : Si vous voulez bien.
INTÉRIEUR – Dans le poste de police – Journée
Harold Finch : (Au téléphone.) Mademoiselle Shaw doit avoir eu sa dose de Chardonnay et de Nabokov. Je lui dis de vous rejoindre.
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Journée
Harold appelle John.
EXTÉRIEUR – Sur un toit – Journée
Harold Finch : (Au téléphone ; pendant que John prend surveille avec son appareil photo.) Monsieur Reese, le défunt était endetté jusqu'au cou auprès d'un membre du crime organisé.
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Journée
Harold Finch : Il est plausible que ce dernier ait commandité son meurtre.
EXTÉRIEUR – Sur un toit – Journée
John Reese : S'il savait qu'il ne paierait pas, il a peut-être exécuté le mari pour envoyer un message à la femme.
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Journée
Harold Finch : Oui. « Remboursez-moi ou sinon... » Notre numéro s'apparente de plus en plus à une victime, bien que je ne vois pas pour quelle raison une victime se procurerait une telle quantité de cocaïne.
John Reese : (Au téléphone.) Moi, je crois savoir.
EXTÉRIEUR – Sur un toit – Journée
John Reese : J'ai localisé le témoin qui a aidé à retrouver l'arme.
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Journée
Harold Finch : Scott Rollins. Il savait peut-être lui-même parce qu'il s'en était lui-même débarrassé. Vous lui avait demandé pour les fausses preuves sur le yacht ?
EXTÉRIEUR – Sur un toit – Journée
John Reese : Non, parce qu'on vient de lui jouer exactement le même tour. (Prenant les photos de Rollins.) Les flics viennent d'arrêter Rollins pour détention de stupéfiants en vue de revente. (Deux flics sont autour de Rollins et l'accompagnent.) Il avait un pain de cocaïne rigoureusement identique à celui que Reginald a remis à Vanessa.
INTÉRIEUR – Dans la bibliothèque – Journée
Harold Finch : Elle a pris la drogue pour la dissimuler chez lui de façon à discréditer ce témoin.
EXTÉRIEUR – Sur un toit – Journée
John Reese : J'aurais procédé de la même manière.
Harold Finch : (Au téléphone.) Ce qui fait que je n'arrive toujours pas à déterminer si elle est victime ou criminelle.
John Reese : (Pendant que Vanessa se met à partir.) Et elle, elle pourra nous le dire. Elle est restée sur le port pour admirer le fruit de son travail.
SÉQUENCE – Parking – Caméra D – 14 heures 14 minutes 33 secondes
EXTÉRIEUR – Sur le parking – Journée
Une femme court tandis que Vanessa débloque la voiture pour partir, elle rentre dans la voiture mais il y a John qui se trouve derrière.
INTÉRIEUR – Dans la voiture de Vanessa Watkins – Journée
John Reese : (Tandis que Vanessa est surprise de le voir.) Piéger un homme et ensuite lui voler sa voiture, vous êtes douée, Vanessa. Il faut vraiment qu'on discute.
SÉQUENCE – Nord-Ouest – Caméra 10 – 15 heures 33 minutes 56 secondes
INTÉRIEUR – Dans la cache d'Harold – Journée
Joss arrive dans l'appartement, Harold est là.
Harold Finch : Je viens d'avoir monsieur Reese, ils seront là dans un quart d'heure.
Jocelyn Carter : Vous êtes sûr que c'est une bonne idée ? (Ils descendent les escaliers.)
Harold Finch : Il me semble que le mieux à faire est de commencer par établir si madame Watkins est oui ou non coupable du meurtre de son mari. De là, nous pourrons essayer de comprendre qui joue quel rôle dans notre histoire. Mademoiselle Shaw serai là, elle parierai à quitte ou double, que notre fugitive est la menace.
Jocelyn Carter : Imaginons qu'elle soit coupable, on fait quoi, on la livre à un flic pourri qui risque de la descendre.
Harold Finch : Et si on la laisse s'en aller parce qu'on la croit innocente, il est impossible de savoir si elle n'ira pas tuer quelqu'un d'autre. À nous d'estimer lequel de ces deux plans bancals est le moins mauvais.
Jocelyn Carter : Je sais comment faire.
Quelque temps après, John fait asseoir Vanessa Watkins alors qu'elle a un bandeau sur la tête et les mains attachées. John lui enlève le bandeau et lui enlève les liens. Elle ne sait pas où elle se trouve.
Vanessa Watkins : Ça veut dire quoi, tout ça ? (Voyant Joss et Harold.) Vous êtes qui, vous d'abord ?
Harold Finch : Considérez-nous pour l'instant comme vos juges et jurés. Vous êtes là pour nous faire entendre votre version des faits.
Vanessa Watkins : Je vois au moins trois choses pour lesquelles on pourrait vous poursuivre. Kidnapping, séquestration, extorsion d'aveux. Pourquoi je devrais vous expliquer quoi que ce soit ?
Harold Finch : Parce que si vous nous jugeons innocente du meurtre de votre époux, nous vous donnerons de quoi démarrer une nouvelle vie, dans une autre ville et sous une nouvelle identité.
John Reese : Et si nous vous jugeons coupable, nous vous livrerons à la police.
Vanessa Watkins : (Elle souffle. En regardant Joss.) Ouais, je me souviens de vous, vous étiez à la criminelle. La police de New York regorge de flics corrompus.
Jocelyn Carter : Là,, vous ne m'apprenez rien.
Vanessa Watkins : Mais je ne crois pas que vous en fassiez partie. Ah, vous voulez faire mon procès alors. Et bien très bien, allons-y.
SÉQUENCE – Marina – Zone 2 – Caméra 12 – 15 heures 34 minutes 51 secondes
EXTÉRIEUR – Dans la rue – Journée
Gary Cameron : (Montrant une photo.) Des caméras de surveillance ont chopé notre fugitive en train de grimper dans un SUV il y a de ça environ une heure et demie. On voit un mec avec elle. Un mec en costard. (On voit Turney avec les policiers.) On a mis les scanners de plaque sur le coup. Établissez-moi un périmètre autour du port. Bloquez les accès. Je veux savoir qui leur a parlé, qui les a vus ou qui a cru les voir. Au boulot. (Les policiers se dispersent avec Turney.)
INTÉRIEUR – Dans la cache d'Harold – Journée
Jocelyn Carter : Il y a le sang de votre mari sur le pont. Les résidus de poudre sur vos mains...
Vanessa Watkins : Oui, et c'est sur mon maquillage.
Harold Finch : Vous avez lu le rapport de police.
Vanessa Watkins : J'en ai pris une copie au passage sur le bureau de Cameron en sortant du poste. (En regardant la tête des autres.) Vous auriez fait pareil.
John Reese : Probablement.
Vanessa Watkins : Mon mari n'a pas été victime d'un meurtre. Il s'est noyé. Je ne sais pas qui a organisé cette mise en scène pour m'accuser moi.
Jocelyn Carter : Prouvez-le.
Vanessa Watkins : Ce n'est pas à l'accusé de le faire. C'est à vous de prouver ma culpabilité.
Jocelyn Carter : Faites objection.
Vanessa Watkins : D'accord. Objection.
Harold Finch : Objection rejetée.
Vanessa Watkins : (Elle souffle et prend une enveloppe.) J'ai trouvé ça dans le vestiaire de Scott Rollins.
Jocelyn Carter : Au moment d'y mettre la drogue ?
Vanessa Watkins : Exactement. Il y a 50 000 dollars à l'intérieur. (Joss donne l'enveloppe à Harold, qui regarde à l'intérieur en sortant les billets.) Un garde-côte ne gagne même pas ça en un an. Quelqu'un l'a payé pour déposer de fausses preuves et dire aux policiers où il pourrait trouver l'arme. Toujours cette même personne qui tente de me piéger.
Jocelyn Carter : Cette enveloppe n'a été qu'entre vos mains. Elle ne peut provenir de n'importe où. (Vanessa ne sait pas quoi répondre et Joss continue.) Avant vous faisiez boucler des criminels. Et puis vous avez épousé un avocat dont la spécialité était d'obtenir des non-lieux pour les meurtriers. Pourquoi avoir soudain changé de camp ? C'était pour l'argent ?
Vanessa Watkins : Pour ma première affaire de meurtre, j'étais dans tous mes états. Je répétais tous les soirs face à mon miroir, je m'imaginais les jurés en sous-vêtements, tous ces vieux trucs. Mais je dominais l'audience, jusqu'à ce que l'accusé engage un autre avocat. C'était Jeremy. Il n'a fait qu'une bouchée de moi mais il a été vraiment gentil après coup. Il m'a dit que j'avais du cran. Il n'aurait jamais permis que Cameron me traque comme il l'a fait. Jeremy aurait tout fait pour me protéger.
Jocelyn Carter : Il ne vous a pas vraiment protégé en allant contracter une dette à un mafieux. Mais bon, maintenant qu'il est mort, sa prime d'assurance-vie va permettre d'éponger tout ça et vous enfin, vous serez plus dans le rouge.
Vanessa Watkins : Avec Jeremy, nous avions un contrat de fiducie. Ce contrat stipule que si jamais les circonstances de sa mort étaient suspectes, je ne toucherai pas un dollar. C'est ce qui va se passer. Tout sera versé à notre œuvre caritative.
Harold Finch : Droit à l'innocence. Êtes-vous co-signataire du compte bancaire, madame Watkins ?
Vanessa Watkins : Je ne sais pas, oui, ça se peut. Jeremy s'occupait de tout ce qui était papiers.
Jocelyn Carter : Si c'est lui qui s'occupait de tous les papiers, comment vous saviez pour sa dette ?
Vanessa Watkins : J'ai trouvé une lettre de menaces en prenant ma voiture un soir. Quelques jours avant que Jeremy ne meure. On était censé se retrouver sur le yacht pour un dîner romantique mais au lieu de ça, je lui ai demandé des explications sur cette lettre. On s'est disputé, je suis descendue en cabine, il fallait que je remette de l'ordre dans mes idées. Je suis remontée sur le pont et il n'était plus là. La dernière chose que j'ai dite à mon mari avant qu'il ne disparaisse c'était que j'aurai voulu ne jamais l'avoir épousé. Mais je n'en pensais rien. Et ce n'est pas moi qui l'ai tué. (Elle se met à pleurer.) Je vous en prie, il faut me croire.
SÉQUENCES – Trafic – Moniteur – 420 C – 15 heures 48 minutes 16 secondes ; Avenue Putnam – Ouest – Caméra n° 11 – 16 heures 3 minutes 50 secondes
INTÉRIEUR – Dans une banque – Journée
Nous sommes dans le bureau de Franck Morton.
Frank Morton : Euh, le nom du compte, rappelez-le-moi.
Sameen Shaw : Droit à l'innocence.
Il essaie un mot de passe pour se connecter mais ça ne marche pas.
Frank Morton : Je me suis trompé de mot de passe on dirait.
Le téléphone de Lionel se met à sonner et il prend l'appel.
Lionel Fusco : Oui.
INTÉRIEUR – Dans la cache d'Harold – Journée
Harold Finch : Dites-moi lieutenant, vous pourriez me dire si madame Watkins est co-signataire sur le compte de « Droit à l'innocence » ?
Lionel Fusco : (Au téléphone.) Pas encore.
INTÉRIEUR – Dans une banque – Journée
Lionel Fusco : Ils sont plus lents à Greenwich.
Frank Morton : Oh, c'est mauvais signe. Il y a la petite roue qui tourne. Je n'ai qu'à redémarrer. (Sameen commence à perdre patience et prend un coupe-enveloppe et Lionel la voit faire.)
Lionel Fusco : Il faut que je raccroche. (Tentant de le lui enlever.) Poignarder un vieillard même toi, je suis sûr que tu n'es pas tombée aussi bas.
Sameen Shaw : Ça t'en sais rien.
Frank Morton : Ah, le solde du compte de « Droit à l'innocence » s'élevait à un peu plus de 20 millions de dollars hier mais l'intégralité a été virée sur un compte extérieur ce matin, sur ordre du co-signataire.
Lionel Fusco : Vous avez l'identité du co-signataire ?
SÉQUENCE – Zone D – Caméra n° 3 – 16 heures 5 minutes 28 secondes
INTÉRIEUR – Dans la cache d'Harold – Journée
Jocelyn Carter : Votre mari avait une aventure, même si on ne tient pas compte de l'argent, vous avez un mobile pour le tuer.
Vanessa Watkins : J'admets qu'en temps normal, vous auriez raison.
Jocelyn Carter : Et pourquoi pas là ?
Vanessa Watkins : Parce que moi aussi, j'avais quelqu'un.
Harold Finch : Nous n'avons trouvé aucun élément qui tende à confirmer ce que vous dites.
Vanessa Watkins : J'ai une autre adresse mail.
Joss donne de quoi écrire à Vanessa qui écrit l'adresse mail.
Vanessa Watkins : Il s'appelle Colin, il est médecin, mais c'est fini, j'ai rompu avec lui.
Harold et John regardent les courriels qu'a reçus Vanessa.
Harold Finch : Vos échanges d'e-mail semblent corroborer ce que vous nous avancez.
Vanessa Watkins : On traversait une mauvaise passe depuis un an avec Jeremy. Il était submergé de boulot, il avait un but dans la vie alors que moi, je m'enlisais. J'étais plus celle qui l'avait épousée. Je savais qu'il avait rencontré d'autres femmes. Mais ça ne pouvait pas continuer comme ça. Alors j'ai cessé de voir ce médecin, Jeremy, lui, m'a juré que tout était fini, qu'il avait arrêté de me tromper. Cette, cette soirée sur le yacht, c'était, c'était dans l'idée de raviver notre amour.
Jocelyn Carter : Alors vous pensiez qu'un dîner aux chandelles suffirait à régler tous vos problèmes.
Vanessa Watkins : Non, non mais il fallait bien commencer par quelque chose.
Joss donne une photo de Jeremy à Vanessa, qui la prend.
Jocelyn Carter : Regardez-moi dans les yeux et dites-moi que vous l'aimiez. Dites-moi que vous n'aviez pas envie de lui arracher les yeux.
Vanessa Watkins : Est-ce que j'ai l'air furieuse ? J'aimais Jeremy. Je l'aime encore. (John, Harold et Joss se regardent.)
Jocelyn Carter : (En donnant une photo de Nicole Spencer.) Même s'il vous trompait avec votre meilleure amie ? (Vanessa ne sait pas quoi dire.)
Vanessa Watkins : Co... comment ?
Jocelyn Carter : Même moi, je reconnais que ça suffirait à excuser votre geste.
Vanessa Watkins : Qu'est-ce... qu'est-ce que ça veut dire ? Nicole ne ferait jamais une chose pareille. Jeremy n'aurait fait jamais une chose pareille.
Jocelyn Carter : (En baissant la tête.) Je suis vraiment navrée, mais il en fait.
EXTÉRIEUR – Dans la rue – Journée
Gary Cameron : Les scanners de plaque ont repéré la caisse. On quadrille sur dix rues à l'entour. Montrez l'avis de recherche à un max de monde.
SÉQUENCE – 58ème rue – Sud – Caméra n° 08 – 16 heures 7 minutes 54 secondes
Gary Cameron : On a la bagnole, il n'y a plus qu'à trouver les suspects.
EXTÉRIEUR – Dans la rue – Journée
Gary Cameron : Exécution.
Policier : Reçu. (Les policiers vont vers les rues à l'entour.
INTÉRIEUR – Dans la cache d'Harold – Journée
Policière : (Pendant que la bande écoute ce qu'elle dit.) PC à toutes les voitures, on a repéré le véhicule des suspects au niveau des 50ème et 8ème.
John Reese : Ils ont retrouvé la voiture.
Harold Finch : Il faut décider de ce qu'on fait de madame Watkins et rapidement.
Jocelyn Carter : Les preuves amassées contre elle ont été fabriquées. Le mobile de l'argent a été écarté et elle ne savait rien de son aventure avec Nicole. (Elle regarde vers Vanessa qui semble inquiète.) Pour moi, elle ne l'a pas tué.
Harold Finch : Moi, je suis plus de votre avis, rien ne permet d'affirmer sa culpabilité.
John Reese : Est-ce qu'on devrait passer au vote ? (Son téléphone se met à sonner. Il prend l'appel.) Je t'écoute.
INTÉRIEUR – Dans une banque – Journée
Sameen Shaw : Le compte de droit à l'innocence a été vidé ce matin.
INTÉRIEUR – Dans la cache d'Harold – Journée
John Reese : Par Vanessa ?
INTÉRIEUR – Dans une banque – Journée
Sameen Shaw : Non, par le co-signataire Henry Shain. On envoie sa photo. (Lionel lui envoiie la photo.)
SÉQUENCE – Hall d'entrée – Caméra n° 02 – 16 heures 11 minutes 27 secondes
INTÉRIEUR – Dans la cache d'Harold – Journée
Harold reçoit la photo. Et c'est le nom d'emprunt de son mari.
Harold Finch : Henry Shain, c'est Jeremy Watkins. (Il montre la photo à Joss.) Elle n'a jamais tué son mari.
John Reese : Parce que son mari est toujours en vie.
SÉQUENCE – Nord-Est – Caméra n° 11 – 16 heures 12 minutes 15 secondes
INTÉRIEUR – Dans la planque d'Harold - Journée
Vanessa Watkins : (Voyant la carte d'identité de son mari que lui a apporté Harold.) Ah, j'ai vu son corps flotter dans l'eau. C'est impossible qu'il soit vivant.
John Reese : On peut facilement se tromper quand il fait nuit.
Jocelyn Carter : Votre mari a simulé sa mort.
Vanessa Watkins : Il... Il m'a piégé.
Harold Finch : Aussi désagréable que cela puisse être, cela prouve votre innocence. Mais du coup, vous êtes aussi la seule personne à pouvoir contrecarrer les plans de votre mari.
Vanessa Watkins : J'ai de quoi l'envoyer croupir en prison.
Harold Finch : Pour lui, vous êtes un témoin gênant. Il pourrait bien s'en prendre à vous et nous devons vous faire quitter la ville.
Policière : ('Via le talkie-walkie.) À toutes les voitures, bâtiment à l'angle sud-est des 56ème et 6ème.
Jocelyn Carter : Ils sont dans l'immeuble.
Cameron est dans l'immeuble avec des policiers. Il frappe trois fois à la porte.
Gary Cameron : Police, ouvrez immédiatement. (Il refrappe trois fois.)
INTÉRIEUR – Dans la planque d'Harold – Journée
John Reese : Il faut y aller, vite, venez. (Elle se lève et il l'emmène tandis que Joss prend les papiers.)
Gary Cameron : (À voix basse.) Trois, deux, un.
Ils défoncent la porte et ils voient une table avec des gens autour.
Policier : Mains en évidence. Personne ne bouge. (Cameron entre dans la pièce l'arme à la main.)
Gary Cameron : C'est quoi ce bordel ? Qui nous a filé l'info ?
Policier : On a reçu un appel de monsieur Swan.
SÉQUENCE – 1707 – Caméra D – 16 heures 13 minutes 53 secondes
INTÉRIEUR – Dans la planque d'Harold – Journée
Policière : (Via le talkie-walkie.) Fin de l'opération. Regagnez PC, terminé.
Jocelyn Carter : Vous auriez une idée de comment la police a fini de l'autre côté de la ville ?
Harold Finch : Mademoiselle Morgan m'avait donné une info sur un cercle de jeu clandestin, j'ai voulu faire en sorte que la police le découvre et le fasse fermer.
Jocelyn Carter : Et donc, vous avez garé le SUV qu'ils recherchaient à côté de l'immeuble où ça se passe.
Harold Finch : Moi, jamais de la vie. Monsieur Reese s'en ait chargé. (Voyant le regard de Joss.) Je n'ai fait qu'accomplir mon devoir de citoyen.
Jocelyn Carter : Hmm.
SÉQUENCE – Weathercam – 0A815 – 16 heures 20 minutes 40 secondes ; Place principale G – 16 heures 20 minutes 57
INTÉRIEUR – Dans une gare – Journée
John Reese : Ça va aller ?
Vanessa Watkins : J'en sais trop rien.
John Reese : Vous vous apprêtez à tout quitter. Y a de quoi à avoir peur.
Vanessa Watkins : Ça vous est déjà arrivé de devoir repartir à zéro pour échapper à la mort ?
John Reese : On peut dire ça, oui. Venez. (Ils s'assoient sur deux sièges.)
Femme : … Au départ de Montréal partira finalement du point d'embarquement G.
Vanessa Watkins : Ah. Si Jeremy veut me tuer, il me retrouvera.
John Reese : Vanessa, vous êtes forte, intelligente. Franchement, si j'étais Jeremy, j'éviterai de m'attaquer à vous.
Vanessa Watkins : Est-ce qu'un jour je pourrai me sentir à nouveau en sécurité ?
John Reese : (Donnant son arme.) Tenez, ça pourra y contribuer. Il est chargé.
Vanessa Watkins : Je vous remercie pour tout ce que vous avez fait.
John Reese : Je vous en prie.
Femme : Embarquement du bus 3642 à destination d'Albuquerque...
John Reese : Votre bus... Votre bus part bientôt.
Vanessa Watkins : Ouais.
John Reese : Il ne faudrait pas le rater.
Femme : L'embarquement à destination d'Albuquerque est sur le point de se terminer, les passagers sont priés de se présenter rapidement au point d'embarquement.
SÉQUENCE – Nord-Est – Caméra n° 12 – 16 heures 21 minutes 27 secondes
INTÉRIEUR – Dans la planque d'Harold – Journée
Harold Finch : (Se relevant.) Merci de m'avoir laissé assister à l'interrogatoire.
Jocelyn Carter : Il n'y a pas de quoi. Mais c'est la fin de ma pause, mieux vaut que j'y retourne avant que Cameron n'envoie toute la police de New York. (Elle semble étonnée par ce qu'elle voit sur la chaise et Harold sourit.)
Harold Finch : Un problème, lieutenant ?
Jocelyn Carter : (Voyant la photo.) La plupart des gens pense que quand on ment, les mains moites ou l'augmentation du rythme cardiaque sont les seules réponses corporelles susceptibles de vous trahir. (Montrant la photo toute griffée.) Eh bien, ils se trompent.
Harold Finch : Son mari a voulu la faire accuser de son meurtre, on peut comprendre qu'elle soit en colère.
Jocelyn Carter : Sauf qu'elle ne se doutait pas encore qu'il était vivant ni qu'il avait une aventure avec Nicole au moment où elle a lacéré la photo, elle l'a fait quand elle a dit qu'elle l'aimait.
Harold Finch : (Tapant sur le clavier.) Peut-être qu'elle l'aimait en effet. Je me suis reconnecté à la base de données de la sécurité intérieure, Henry Shain n'a pas fait lui même sa demande de passeport, c'est sa femme qui s'en est occupé pour eux deux. (Il montre la carte d'identité au nom de Ruth Shain.)
Jocelyn Carter : Jeremy n'était pas le seul à avoir de faux papiers.
Harold Finch : C'est sa femme qui a alerté les garde-côtes, elle l'a aidé à simuler sa mort. Elle était dans la combine depuis le départ. Elle a élaboré ce plan avec son mari pour pouvoir s'enfuir avec l'argent de leur soi-disant œuvre de bienfaisance.
Jocelyn Carter : Jusqu'à ce qu'il l'ait doublé en la faisant accuser de son propre meurtre.
Harold Finch : Le mari s'est joué de la femme comme la femme s'est jouée de nous. (Appelant John.) Monsieur Reese, Vanessa Watkins nous a mentis par rapport à son mari.
INTÉRIEUR – Dans la gare – Journée
Harold Finch : (Au téléphone.) Elle l'a aidé à passer pour mort.
INTÉRIEUR – Dans la planque d'Harold – Journée
Harold Finch : Vous êtes avec elle ?
INTÉRIEUR – Dans la gare – Journée
John Reese : Non, elle est à bord du bus.
INTÉRIEUR – Dans la planque d'Harold – Journée
Harold Finch : Vous en êtes sûr ?
John se rend à l'extérieur et va dans le bus où il constate qu'elle n'est pas là.
INTÉRIEUR – Dans un bus – Journée
John Reese : Elle n'est pas à bord, Finch. Elle a filé.
Harold Finch : Elle sait que son mari est en vie.
INTÉRIEUR – Dans la planque d'Harold – Journée
Harold Finch : Et qu'il lui a fait porter le chapeau pour son meurtre, elle le hait.
EXTÉRIEUR – Dans la rue – Journée
John Reese : Elle va le descendre.
INTÉRIEUR – Dans la planque d'Harold – Journée
Harold Finch : Elle était notre menace depuis le début.
EXTÉRIEUR – Dans la rue – Journée
John Reese : Elle prévoyait de tuer son mari depuis l'instant où il l'a piégée.
Harold Finch : (Au téléphone.) Son crime...
INTÉRIEUR – Dans la planque d'Harold – Journée
Harold Finch : ...était prémédité.
EXTÉRIEUR – Dans la rue – Journée
John Reese : Et moi qui lui ai donnée une arme.
INTÉRIEUR – Dans la planque d'Harold – Journée
Harold Finch : Vous avez quoi ?
EXTÉRIEUR – Dans la rue – Journée
John Reese : Sur le moment, ça semblait être une bonne idée.
INTÉRIEUR – Dans la planque d'Harold – Journée
Harold Finch : Si on trouve le mari, on la trouve.
Jocelyn Carter : Il a besoin de quitter New York.
Harold Finch : Je connais un moyen de transport qu'on ne pense jamais à contrôler.
SÉQUENCE – Parc – Section 06 – Caméra D – 16 heures 24 minutes 48 secondes
EXTÉRIEUR – Dans la rue – Journée
Mike marche dans la rue et trouve le lieutenant Turney.
Lieutenant Turney : Quelque chose à signaler ?
Mike Laskey : Je crois que je commence à gagner la confiance de ma coéquipière. Et j'ai vu son mec aussi. Vous le connaissez peut-être ? (Turney fait oui de la tête.)
SÉQUENCE – Dock – Zone M – 16 heures 57 minutes 28 secondes
INTÉRIEUR – Dans un yacht – Journée
Jeremy Watkins : (Arrivant dans le yacht.) Nicole, je suis là.
Vanessa Watkins : Tu attendais quelqu'un d'autre ? (Elle le menace avec un pistolet.)
Jeremy Watkins : Non, non, non, seulement. Mais où est-ce que t'étais ? On était censé se retrouver hier. Mais c'est encore mieux, les flics ont libéré la scène de crime. On y va quand on veut.
Vanessa Watkins : Espèce de salaud d'hypocrite.
Jeremy Watkins : C'est un énorme malentendu chérie. Voyons, tu sais que je t'aime. Tu le sais mon ange. Oh allons, tout peut s'arranger. On quitte New York, on se débarrasse du bateau et on s'offre une nouvelle vie.
John Reese : (Arrivant dans le bateau.) Pas facile de sauver son mariage après avoir fait accuser sa femme de meurtre.
Jeremy Watkins : (Se tournant vers John.) Vous êtes qui, vous ?
John Reese : Une tierce partie concernée.
Jeremy Watkins : Content que tu aies rencontré quelqu'un. Oui, vraiment. Bravo mon ange.
Vanessa Watkins : Je ne suis pas avec lui. C'est quelqu'un dont je n'arrive pas à me débarrasser.
Jeremy Watkins : Soit raisonnable. Tous les deux, on savait bien que notre mariage était qu'un contrat.
Vanessa Watkins : Pas pour moi, non. Je t'ai vraiment cru quand tu as dit que toi et moi on pourrait disparaître. Tirer un trait sur notre dette, aller s'installer ailleurs, démarrer une nouvelle vie tous les deux. Rien que nous deux. Je t'ai aidé à simuler ta mort, j'ai juré aux garde-côtes que j'avais vu couler ton corps pour qu'ils déclarent ton décès, j'ai tout fait comme on a dit. Jusqu'à ce que toi, tu me pièges, que tu dévalises « Droit à l'innocence ». Et pourquoi ? Pour t'enfuir avec Nicole ? Peut-être que c'est vrai, notre mariage n'est peut-être qu'un contrat mais si c'est rien d'autre, alors, donne-moi ma part.
Jeremy Watkins : Tu devrais te voir, je te jure, ravagée par la colère, par l'aigreur. Toi qui était si belle autrefois. (Elle est sur le point de tirer.)
Vanessa Watkins : T'as laissé la police croire que je t'avais descendu sur le yacht et qu'ensuite, je t'avais jeté par-dessus bord. Alors, si tout le monde le croit, qu'est-ce que ça change que je le fasse maintenant ?
Jeremy Watkins : (Se tournant vers John.) Intervenez quoi.
John Reese : Vous avez fait accuser votre femme de meurtre, (regardant vers Vanessa) et vous, vous m'avez dupé pour pouvoir tuer votre mari. (Il sort un chiffon où se trouve une arme à l'intérieur.) Mon travail consiste à empêcher des drames de se produire. Je ne sais pas ce qui va se passer ici mais je ne suis pas sûr que ce soit un drame. (Il pose le revolver sur la table et s'en va.)
EXTÉRIEUR – Près du yacht – Journée
John a quitté le yacht et le libère en enlevant la corde puis le quitte.
SÉQUENCE – Dock – Zone P – 17 heures 05 minutes 14 secondes
INTÉRIEUR – Dans la planque d'Harold – Journée
Harold Finch : Monsieur Reese, que devient madame Watkins ?
EXTÉRIEUR – Près du yacht – Journée
John Reese : Je n'en sais rien et je serai vous, j'alerterai les garde-côtes.
INTÉRIEUR – Dans la planque d'Harold – Journée
John Reese : (Au téléphone.) Et vous devez cent dollars à Shaw.
INTÉRIEUR – Sur le yacht – Journée
Jeremy regarde vers le pistolet pendant que sa femme le menace.
EXTÉRIEUR – Près du yacht – Journée
John marche vers une destination inconnue pendant que le yacht « Justice » flotte. On entend deux coups de feux presque simultanément.